vendredi 3 octobre 2008
Darkly dreaming Dexter
Adopted at the age of four after an unnamed tragedy left him orphaned, Dexter's learned, with help from his pragmatic policeman father, to channel his "gift," killing only those who deal in death themselves. But when a new serial killer starts working in Miami, staging elaborately grisly scenes that are, to Dexter, an obvious attempt at communication from one monster to another, the eponymous protagonist finds himself at a loss. Should he help his policewoman sister Deborah earn a promotion to the Homicide desk by finding the fiend? Or should he locate this new killer himself, so he can express his admiration for the other's "art?" Or is it possible that psycho Dexter himself, admittedly not the most balanced of fellows, is finally going completely insane and committing these messy crimes himself?
Despite his penchant for vivisection, it's hard not to like Dexter as his coldly logical personality struggles to emulate emotions he doesn't feel and to keep up his appearance as a caring, unremarkable human being. Breakout author Jeff Lindsay's plot is tense and absorbing, but it's the voice of Dexter and his reactions to the other characters that will keep readers glued to Darkly Dreaming Dexter, as well as making it one of the most original and highly recommended serial killer stories in a long time.
J'ai mis du temps à revenir depuis mon dernier livre lu, mais il faut dire que après Millénium, la barre était haute.
C'est de ce roman qu'à été tiré la populaire série télévisée Dexter, avec Michael C. Hall dans le rôle principal. J'ai plus ou moins accroché sur la série, je me suis dit que le roman serait meilleur. Peut-être à cause de la barrière du langage, j'ai également plus ou moins accroché. Les trois quarts du livre sont la même chose que la série télé, qui s'est basée réellement sur le roman pour la première saison.
Mais vers la fin, les choses ont changé, et là c'est devenu plus intéressant. Je lisais du neuf et je découvrais une autre histoire. Et j'ai beaucoup aimé.
dimanche 28 septembre 2008
Disco
Jean-François Jackson et son associée "La Baronne" viennent de réouvrir le mythique Gin Fizz et de fonder la "Gin Fizz Academy" afin de relancer ce qui fit sa légende, les concours de danse Disco. Le premier prix: un voyage de deux semaines pour deux personnes en Australie, au pays des kangourous. Didier Travolta décide alors de rechausser les boots et de reformer son trio de danse, celui qui faisait mal dans les années 80 dans la région du Havre: les BEE KINGS. Le disco est de retour !
Après avoir retrouvé et décidé ses anciens partenaires, Neuneuil, vendeur chez Darty et Walter, grutier-docker syndicaliste, de reprendre pour la bonne cause le chemin du Dance Floor, Didier Travolta se lance à fond dans l'aventure. Mais les années ont passé. Les BEE KINGS sont rouillés. Son passeport pour le succès s'appelle France Navarre de retour de New York, professeur de danse classique.
Un film de danse... ça ne peut pas ne pas être bon. Désolée. Ce n'était pas un grand film, mais amusant. J'ai passé une belle soirée. Si on compare avec les deux derniers films vus, c'était même une très belle soirée! :-)
Et puis, quand même, un film de danse... ce n'est jamais mauvais.
(côté lecture actuellement, je lis différents livres en parrallèles, mais qui ne me passionnent pas trop... il faut dire qu'après la trilogie Millénium, la barre est haute!)
lundi 22 septembre 2008
Burn after reading
Au siège de la CIA, Osborne Cox (John Malkovich) se présente pour une rencontre top-secrète. Malheureusement, il y apprend qu’il est grillé. Cox ne prend pas bien la nouvelle et retourne chez lui, dans sa maison de Georgetown, pour y écrire ses mémoires et boire. Sa femme, Katie (Tilda Swinton) est consternée, mais pas particulièrement surprise: elle entretient une liaison avec Harry Pfarrer (George Clooney), un policier marié, et elle a l’intention de quitter son mari pour celui-ci.
Pendant ce temps, en banlieue de Washington D.C., Linda Litzke (Frances McDormand), une employée du centre de remise en forme Hardbodies peut à peine se concentrer sur son travail. Elle est obsédée par son envie de se faire entièrement refaire et confie ses projets de chirurgie esthétique à son collègue Chad Feldheimer (Brad Pitt).
Quand une disquette contenant la recherche effectuée par Osborne Cox pour écrire ses mémoires tombe accidentellement entre les mains de Linda et Tchad, le duo se met en tête d’exploiter sa trouvaille.
et
Alors qu'il travaille à l'écriture de ses mémoires, un ex-agent de la CIA perd le disque dur contenant son texte. Celui-ci se retrouve entre les mains de deux employés d'une salle de gym qui, croyant qu'il s'agit de documents secrets, vont tenter de les vendre pour s'offrir une opération de chirurgie esthétique.
Tout d'abord, ce n'est ni une disquette, ni un disque dur: c'est un disque compact sur lequel la femme de Ozzy a enregistré toutes ses infos pour le laver avant de le quitter. Ce film est une comédie. Ozzy lance des "fuck" déclinés (fucking fuckers) pour la moitié de son scénario tandis que Brad Pitt fait l'idiot mâcheur de gomme qui dit "shit".
Comédie, oui, on rit. On rit pour pas grand chose en fait, la comédie est plutôt mineure. Bon moment pour une sortie sans prétention, un film qui ne changera absolument rien dans l'histoire de personne. N'empêche que c'est rare de voir Chéri rire au cinéma.
samedi 20 septembre 2008
La reine dans le palais des courants d'air
Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle... Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth.
Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.
Lire, lire, lire, toujours vouloir en savoir plus. Qu'est-ce qui s'est passé? Comment ça va se régler (il faut que ça se règle), pourquoi il a fait telle chose, pourquoi elle n'a pas réagit...
J'ai dévoré la fin de ce livre à tel point que j'ai dû relire hier soir.
Certains passage de ce troisième opus m'ont moins intéressé: pas que je n'aime pas les histoires d'espionnage et de contre-espionnage, mais ce n'était pas le thème principal de l'histoire et je trouvais que ça tirait en longueur. Tout comme les brefs passages sur les armées de femmes et les amazones.
L'auteur nous donne les informations au compte-goutte et j'adore ça. Les personnages font des choses et on apprend plus tard pourquoi ils les font. Les liens se tissent, les explications se dévoilent et tout devient vachement évident. J'aime aussi tous les à-côté, les histoires annexes, que certains traitent de longueurs: tout a sa place, l'atmosphère est pleine dans ce livre.
Bref: j'ai adoré.
mardi 16 septembre 2008
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimesenquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?
S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
Très bon aussi. La finale est pas mal tirée par les cheveux, mais on a envie d'y croire. Et c'est là l'art littéraire... non pas dire vrai, mais faire vrai. Autrement dit, l'important n'est pas que ce soit vrai pour vrai, mais que ça en ait l'air.
lundi 15 septembre 2008
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Ancien rédacteur de Millenium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.
À force d'en entendre parler de celui-là, je me suis lancée. Je me suis fait cadeau des trois tomes en un coup. J'avais décidé que j'allais aimer.
Et puis l'histoire de l'auteur est particulière: un journaliste connu pour son engagement contre l'extrême-droite et le racisme. Il est l'auteur de quatre essai sur ces sujets et sur la démocratie. Le triple pavé de Millénium est son premier roman. Son dernier aussi puisque l'auteur est mort d'une crise cardiaque après avoir remis le manuscrit à l'éditeur.
C'est bon. C'est bien écrit. Il y a une belle alternance entre l'histoire de Blomkvist et Salander, qui tisse tranquillement des liens qu'on découvrira plus tard. Alternance entre les passages plus denses et les passages plus lents. Rarement lecture m'aura autant accrochée au point de me faire lire des heures en continu, au point que je n'arrive plus à lâcher le livre.
La haine des hommes envers les femmes est un sujet qui me touche beaucoup. Elle n'est pas assez dénoncée et quand elle l'est, c'est principalement sur papier, les gens se donnent bonne conscience. Il y a beaucoup trop de femmes et d'enfants qui en sont victimes.
J'ai beaucoup aimé. Vraiment.
dimanche 14 septembre 2008
Righteous kill
Ce film de John Avnet avait tout pour attirer: une idée forte (quel mal y a-t-il à assassiner des criminels après tout?) et deux grands noms du cinéma pour se donner la réplique tout le long. J'attendais ce film avec beaucoup d'impatience, la bande-annonce était alléchante.
J'en ressors atrocement déçue. C'est une des rares fois où j'aurais quitté la salle bien avant la fin du film. Chéri et Noémie ont dormi pas mal tout le long. C'était long, mal monté. Au lieu de mettre l'accent sur la quête de l'assassin et sur le questionnement à savoir si on l'arrête ou si on lui donne une médaille, on laisse sous-entendre tout le long que c'est un des flics avec tous les travers relationnels que ça implique.
Il y a bien eu quelques gags. Heureusement, le fait de rire a sûrement aidé les gens à ne pas mourir d'ennui.
Bilan: est-ce que ça veut dire que De Niro et Pacino ont fait leur temps ou que des bons acteurs ne sauveront jamais une histoire/production médiocre?